l’enfant terrible de l’art contemporain Basquiat dans l’air du temps

Basquiat, voilà qu’il revient comme un coup de vent à 190km. C’est un vrai ouragan qui souffle sur la ville de Paris. En effet qui n’a jamais entendu parler de cet artiste hors pair qui a fait du graffiti un art ?

Alors que le Musée d’Art Moderne de notre chère et tendre capitale française expose ses oeuvres depuis le 15 octobre et jusqu’au 30 janvier 2011, les Parisiens (et les plus adeptes venus d’ailleurs !) découvrent avec stupeur l’origine de ses 150 peintures et surtout les messages que cet artiste, pour le moins exceptionnel, a voulu transmettre. Hommage qui lui est dû à l’occasion du 50e anniversaire de sa naissance.

L’histoire de ce graphiste indémodable est simple. Un parcours en or qui lui vaut encore son succès aujourd’hui. Ayant un certain goût pour la provocation, il commence à tagguer dans la rue et c’est Brooklyn qui fait office d’exposition « street art ». Il se fait appeler SAMO (SaMe Old Shit) et attérit rapidement à Soho grâce à ses tableaux néo-expressionistes et avant-gardistes.

Représentant du mouvement underground New Yorkais, Jean-Michel Basquiat va travailler avec les plus grands comme Andy Warhol et va très vite devenir l’un des pionniers de l’art contemporain .

Refusant de côtoyer les mondanités, vivant dans des conditions de vie plus que précaires et artiste drogué, Basquiat s’éteint à l’année de ses 27 ans à la suite d’une overdose. Il rejoint le tristement club des 27, ces artistes de génie qu’étaient Janis Jopline, Jimmy Hendrix, Jim Morisson et dernièrement Amy Winehouse. Artiste contemporain controversé certaines mauvaises langues allaient même dire que Basquiat n’avait pas de talent et que tout reposait sur sa supposée relation avec Warhol. Il n’empêche que l’on ne peut être un artiste contemporain reconnu, car les marchands d’art vous auraient tourné les talons. La moindre œuvre d’art de Basquiat ne se négocie pas en dessous du million de dollars. Mais ne serait-ce pas sa jeunesse et son caractère éphémère qui lui valent aujourd’hui toute sa célébrité ? Une histoire brève, glauque mais finalement passionnante. Histoire qui s’est révélée être un mythe.

Et puis comme l’art n’est pas que dans la déco, Reebok lance une collection inédite de basket décorée par les graffitis de Jean-Mi ! Disponibles chez Colette, Agnès B ou au MAM (Musée d’Art Moderne).